terça-feira, 4 de janeiro de 2011

Mon ambition était de rendre par l'image le mystère de cette histoire rigoureusement mystérieuse. J'entendais subordonner l'intrigue à l'atmosphère. Le livre de Simenon évoque magnifiquement la grisaille de ce carrefour situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Je ne crois pas qu'il existe sur terre un coin plus déprimant. Ces quelques maisons perdues dans un océan de brouillard, de pluie et de boue, sont superbement décrites dans le roman. Elles auraient pu avoir été peintes par Vlaminck. Mon enthousiasme pour l'atmosphère que Simenon avait réussi à créer me faisait une fois de plus oublier mes affirmations sur le danger de tirer un film d'une oeuvre littéraire.

Arquivo do blog

Seguidores